© Emma Burlet

Quand elle ne parcourt pas les rues du monde pour I Heart, Emma Burlet multiplie les projets. Tout juste rentrée de Barcelone pour notre dernier numéro, elle présentera du 20 au 22 avril l’exposition « Périmées » aux Fusains, dans l’ancien studio montmartrois de Joan Miró. En articulant ses trois séries « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », elle explore le film photographique et sa péremption, son instabilité et son caractère éphémère. C’est à travers ses silhouettes fantomatiques, qui semblent échapper à l’objectif, et ses altérations chromatiques, que se révèle toute la technique de l’artiste dont le travail envoûte et surprend. Et si vous souhaitez accrocher chez vous l’un de ses clichés empreints d’onirisme, ceux-ci seront disponibles à l’achat. // When she’s not traveling around the world with us, Emma Burlet is far from idle. After shooting our latest issue‘s fashion editorial, the photographer will showcase her exhibition « Périmées » at the Fusains from April 20th till 22nd. Centered around her three series « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », she explores the photographic film and its expiry, its instability and his fleeting aspect. It is through her ghostly figures escaping her lens, her chromatic alterations and her overexposed pictures that all her technique unravels. And if you’re as enchanted as us by her work, it will be on sale during the exhibition!

« Périmées », du 20 au 22 avril aux Fusains, 18 rue Tourlaque, Paris 18e

Charles Petillon – Invasions

By Elsa on 03/05/15 | Lille |

 

 

Voici la plus douce des invasions, celle que n’importe quel film de guerre ou de science fiction ne vous offrira jamais. Pour sa nouvelle série, le photographe français Charles Petillon s’est attelé au gonflage de centaines de ballons immaculés pour envahir le vide. Et quoi de mieux que des paysages désertés pour nous faire ressentir cette pesante légèreté? L’intrusion de ces faux nuages agglomérés est à découvrir à la Maison de la photographie de Lille jusqu’au 22 mars. /// For his new project, french photographer Charles Petillon pumped up hundreds of white balloons to invade the space. Those false massed clouds are presented until march 22th at Maison de la photographie de Lille.

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Vikings & Panthers

By Elsa on 01/23/15 | Paris | ,

 

 

©Gilles Elie Cohen

Après avoir sondé les coulisses du punk et rendu hommage aux derniers instants du grunge, la galerie ADDICT nous embarque cette fois-ci dans le Rockabilly des années 80 avec Vikings & Panthers. À un moment où la new wave commençait sévèrement à envahir les ondes, le photographe Gilles Elie Cohen a immortalisé de curieuses bandes de jeunes à l’esthétique banane-blouson-baston, nostalgiques d’une période qu’ils n’avaient pas connu. Pour livrer ce rare témoignage, Cohen s’est d’abord immergé dans le quotidien des Del Vikings (qui tirent leur nom du premier groupe de rock’n’roll qui compta des blancs et des noirs), avant de faire connaissance avec les Black Panthers. S’inspirant des activistes américains, cet autre groupe était composé en majorité de jeunes antillais. Si ces derniers sont considérés comme les précurseurs des bandes « antifa », les Vikings sont réputés pour leur goût démesuré pour la fête, la danse et le Pento. De ses clichés en noir et blanc, le photographe fait transparaitre l’énergie et l’audace anachronique de ces jeunes banlieusards qui faisaient la loi dans le quartier de la Villette. L’effet d’un passé dans le passé qui donne une nouvelle vie à une fureur de vivre en VF. A découvrir du 6 février au 28 mars prochain. /// From February 6th to 28th, ADDICT gallery shines a light on the Rockabilly revival in the eighties, a parisian sub-culture shot by photographer Gilles Elie Cohen. To deliver that precious testimony, Cohen followed Del Vikings and the Black panthers, two gangs completely obsessed with the fashion, and music of the American fifties. This anachronistic and audacious energy was bringing back to life the « Rebel without a cause » spirit, in a french and eighties way.

La Grande Belezza

By Elsa on 01/19/15 | Naples | ,

 

 

© Brett Lloyd

Écrasée par l’hégémonie touristique de Rome ou Venise, la ville de Naples reste pourtant l’une des plus intrigantes cités de la Grande Botte. Suivant les traces des Napolitains et de leur hédonisme vibrant, le photographe Brett Lloyd immortalise cette communauté décomplexée et pleine de vie, pourtant touchée de plein fouet par la pauvreté, dans le livre Scugnizzi, A summer in Naples (Dashwood Books). Échouées sur les plages pour savourer quelques instants de quiétude éphémère, ces silhouettes ont presque des airs de compositions picturales bien au delà du reportage sociologique. Après avoir passé deux étés parmi ces « Scugnizzi » (ces Street Kids), Brett Lloyd déclare avoir trouvé son Eden. On adhère avec curiosité à cette autre Dolce Vita. /// Photographer Brett Lloyd followed Neapolitan street kids in one of the most vibrant Italian cities, and captured this lively but very poor community, in Scugnizzi, A summer in Naples (Dashwood Books). Far from a sociological report, characters, enjoying the beach, look as if they were coming out of paintings, to picture a new definition of the « Dolce Vita ». Bravissimo!

Par Camille Gayral

 

 

©Lionel Macor

Soutenir la photographie d’auteur et venir en aide aux galeries d’art, c’est le double défi que se sont lancés le collectionneur Thibaud Kelfa et le photographe Lionel Macor avec Mayday Mayday Mayday, leur concept de « gallery-store » à découvrir à partir du 5 décembre prochain.

Fusion d’un concept store, d’un pop up store et d’une galerie, l’hybride Mayday veut sortir du cadre de l’institutionnel white cube pour réinventer l’expérience de l’expo. « Nous voulions redonner une certaine fraîcheur au format papier photo en amenant une particularité bien à nous » explique Lionel Macor. L’originalité du projet? Appuyer les clichés par une sélection de prêt-à-porter afin de donner vie à un récit immersif : « c’est pour nous le moyen d’ouvrir le champs des possibles en utilisant les codes qui parlent à tous. Et le vêtement, la mode peuvent en faire partie au même titre que la musique ou le fooding ».

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