© Emma Burlet

Quand elle ne parcourt pas les rues du monde pour I Heart, Emma Burlet multiplie les projets. Tout juste rentrée de Barcelone pour notre dernier numéro, elle présentera du 20 au 22 avril l’exposition « Périmées » aux Fusains, dans l’ancien studio montmartrois de Joan Miró. En articulant ses trois séries « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », elle explore le film photographique et sa péremption, son instabilité et son caractère éphémère. C’est à travers ses silhouettes fantomatiques, qui semblent échapper à l’objectif, et ses altérations chromatiques, que se révèle toute la technique de l’artiste dont le travail envoûte et surprend. Et si vous souhaitez accrocher chez vous l’un de ses clichés empreints d’onirisme, ceux-ci seront disponibles à l’achat. // When she’s not traveling around the world with us, Emma Burlet is far from idle. After shooting our latest issue‘s fashion editorial, the photographer will showcase her exhibition « Périmées » at the Fusains from April 20th till 22nd. Centered around her three series « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », she explores the photographic film and its expiry, its instability and his fleeting aspect. It is through her ghostly figures escaping her lens, her chromatic alterations and her overexposed pictures that all her technique unravels. And if you’re as enchanted as us by her work, it will be on sale during the exhibition!

« Périmées », du 20 au 22 avril aux Fusains, 18 rue Tourlaque, Paris 18e

 

 

©Holly Falconer

Entre conscience adulte et insouciance adolescente, Nightclubbing réunit les clichés racés d’une jeunesse désabusée et pleine d’arrogance. Organisée par Alisa Phommahaxay de la galerie itinérante Alisa Gallery, la nouvelle expo du Point Ephémère nous fera découvrir le travail des français Jean-Luc BuroChill OkuboMarie RougeThomas SmithHannibal Volkoff et des anglaises Holly Falconer et Victoria Lentaigne qui cherchent le beau dans l’ordinaire et parmi la masse. Ces artistes ont figé sur papier glacé des instants spontanés, intimes et fugaces qui pourraient autrement passer inaperçus. Ils illuminent ainsi à travers des portraits vifs une certaine « fureur de vivre » éternelle du bel-âge. Pour Alisa ces moments sont les plus proches de la réalité car c’est en soirée que les jeunes se sentent les plus libres et ont la possibilité de se lâcher, d’être eux-mêmes. Elle fait notamment le choix d’explorer les sorties queer, underground, le « sale » et le subversif. Ces photos sont la trace d’une réflexion sur le temps, le maintenant, pourtant si intemporel, mais aussi le témoignage d’une génération, de ses espoirs et désillusions. Elles nous montrent aussi un certain visage des mondanités et l’abandon au divertissement. Le vernissage le mardi 9 février 2016 à partir de 18h30 sera l’occasion d’assister à une performance sonore exclusive de Pauline Bessières suivi d’un DJ-set et de bières gratuites histoire de passer une soirée réussie! À voir jusqu’au 21 février. //Alisa Phommahaxay is the curator of a reunion of powerful portraits that shows the fever of the youth at le Point Éphémère. To be seen there : different artists from the UK and France who immortalized hidden and intimate moments of the nightclubbing lifestyle. Through a reflexion on the restlessness of salad days, their photographs picture a generation, its hope and its disenchantment. Don’t miss out the opening, the 9th of February with an exclusive sonic performance, a DJset and free beers! CM

 

 

Alerte! Anniversaire lascif pour la galerie d’art Mayday Mayday Mayday (dont on vous avez déjà parlé ici) qui, pour souffler sa première bougie, vous convie à l’exposition Roy Stuart. Déjouant les cadres moralisateurs de notre société, le photographe agitateur issu de la subculture new-yorkaise des années 70/80, fait de la femme un véritable sujet à l’érotisme libéré au centre de ses clichés. Découvrez à cette occasion une rétrospective à la sensualité tangible, axée sur la période 90’s de son travail, époque à laquelle la photo papier n’avait encore nullement besoin de redorer son blason. Concurremment, la « galerie – store » a pour habitude de proposer une sélection de vêtements comme prolongement matériel de l’exposition, et c’est Florence Abelin, créatrice de la marque de lingerie Mise en Cage, qui vous invite à explorer quelques dessous.  On y trouvera également un imperméable recrée par Mayday en collaboration avec l’illustrateur Samuel Eckert. Ne loupez pas le vernissage le 28 novembre à partir de 15h à Apartments du Louvre. // For its 1st birthday, art gallery Mayday Mayday Mayday invites you to the Roy Stuart exhibition, famous american photographer and filmmaker. The retrospective focuses on the nineties period of his work and the Mise en Cage pop-up store, french lingerie brand of designer Florence Aubin. Rendez-vous on November 28th at Apartments du Louvre.

Mayday Mayday Mayday 1 year birthay – Exposition Roy Stuart + Mise en cage du 28 novembre au 24 décembre

 

 

À l’occasion de la COP 21, l’Institut Suédois présente les travaux écolo-responsables de Katarina Brieditis et Katarina Evans dans le cadre de Grön Attitude. Depuis 2012, les deux suédoises ont entamé un projet qui rappelle les travaux d’Hercule, en s’imposant la contrainte de créer à la main douze tapis, en douze mois, et en utilisant douze processus créatifs distincts. Un défi d’autant plus grand qu’il a été réalisé à partir de chutes d’industries textiles destinées à être jetées. S’inspirant ainsi des fameux trasmatta scandinaves, le duo s’interroge sur la viabilité des objets recyclés et leur valeur une fois passés entre les mains de designers. Intitulée Re Rag Rug, (soit la traduction anglaise de trasmatta), l’expo sera visible jusqu’au 16 avril. Et d’ici là, n’oubliez pas de faire un crochet par le café de l’Institut Suédois qui, pour fêter ses 50 ans, y présente une retrospective photographique// Celebrating its 50th anniversary this month, The Swedish Institute in Paris introduces the work of Katarina Evans and Katarina Brieditis for Grön Attitude. The two Swedes started an eco-responsible project in 2012 to create twelve handmade carpets in twelve months, using twelve different creative processes. A big challenge, made from scraps from textile industry destined to be thrown out. Inspired by the famous scandinavian trasmatta, the duo questions the viability of recycled objects and their values. Re Rag Rug exhibition is on until April 10th. KB

Vikings & Panthers

By Elsa on 01/23/15 | Paris | ,

 

 

©Gilles Elie Cohen

Après avoir sondé les coulisses du punk et rendu hommage aux derniers instants du grunge, la galerie ADDICT nous embarque cette fois-ci dans le Rockabilly des années 80 avec Vikings & Panthers. À un moment où la new wave commençait sévèrement à envahir les ondes, le photographe Gilles Elie Cohen a immortalisé de curieuses bandes de jeunes à l’esthétique banane-blouson-baston, nostalgiques d’une période qu’ils n’avaient pas connu. Pour livrer ce rare témoignage, Cohen s’est d’abord immergé dans le quotidien des Del Vikings (qui tirent leur nom du premier groupe de rock’n’roll qui compta des blancs et des noirs), avant de faire connaissance avec les Black Panthers. S’inspirant des activistes américains, cet autre groupe était composé en majorité de jeunes antillais. Si ces derniers sont considérés comme les précurseurs des bandes « antifa », les Vikings sont réputés pour leur goût démesuré pour la fête, la danse et le Pento. De ses clichés en noir et blanc, le photographe fait transparaitre l’énergie et l’audace anachronique de ces jeunes banlieusards qui faisaient la loi dans le quartier de la Villette. L’effet d’un passé dans le passé qui donne une nouvelle vie à une fureur de vivre en VF. A découvrir du 6 février au 28 mars prochain. /// From February 6th to 28th, ADDICT gallery shines a light on the Rockabilly revival in the eighties, a parisian sub-culture shot by photographer Gilles Elie Cohen. To deliver that precious testimony, Cohen followed Del Vikings and the Black panthers, two gangs completely obsessed with the fashion, and music of the American fifties. This anachronistic and audacious energy was bringing back to life the « Rebel without a cause » spirit, in a french and eighties way.

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