© Basic Instinct (Verhoeven, 1992)

Régulièrement associé au film néo-noir à tort, le thriller érotique a longtemps été boudé par la critique qui ne lui accordait qu’une lecture socio-culturelle minime. Pourtant, au-delà de corps brûlants de désir, c’est un regard sur la société américaine post-Reagan que nous livrent ces films. Dans son essai Le Thriller Érotique, premier ouvrage en langue française sur le genre, Linda Belhadj dresse un portrait complexe et viscéral d’œuvres telles que Basic Instinct où la performance de Sharon Stone a marqué plus d’une rétine. Sous la plume féministe de l’auteure, les personnages féminins (incarnés par Madonna, Kim Basinger ou Sharon Stone) apparaissent progressivement comme des catalyseurs des changements sociaux de l’époque : indépendantes et maîtresses de leur désir, elles rompent avec l’image de la femme soumise à son mari. Au fil de cette lecture surprenante, c’est un nouveau regard que l’on porte sur un genre qui s’est pourtant vendu au public en jouant sur l’hyper-sexualisation et le voyeurisme. Et si cela vous donne envie de vous replonger dans quelques classiques, rendez-vous le 16 mai au Christine 21 à partir de 20h pour une projection de Eyes Wide Shut (Kubrick, 1999) suivi d’un échange avec Linda Belhadj. // While erotic thrillers have often been mistaken with films noirs, they turn out to be reflecting on the US society a lot more than we thought. It is under Linda Belhadj’s pen that we discover those movies are actually deeper than what some critics regularly defended: instead of solely being a display of lust and bodies burning from desire, movies like Basic Instinct show us independent women who are not afraid to come take what they desire. Even though producers emphasized on hyper-sexualization and voyeurism, Linda Belhadj’s reading keys shows us that there is more than meets the eye. And if reading her essay made you want to plunge back into some good classics, head over Christine 21 on May 16th for a special screening of Eyes Wide Shut followed by a debate hosted by Linda Belhadj herself. 

 

 

Aller au cinéma est la meilleure façon de profiter d’un film : écran panoramique, système audio à la pointe de la technologie, pop corn fraîchement soufflé… Oui mais voilà : s’il y a bien une chose que l’on regrette une fois assis sur son strapontin de velours rouge, c’est bien le confort de son canapé. Cela, Ikea l’a bien compris en proposant sa nouvelle expérience home cinema au Max Linder jusqu’au 29 avril. Plutôt que d’apporter le cinéma dans les foyers, ce sont ces derniers qui s’invitent dans les salles noires. Résultat : disparition totale des sièges traditionnels remplacés par plusieurs mini-salons Ikea pouvant accueillir 2 à 8 personnes. Côté programmation, on retrouve aussi l’ambiance des soirées plateau télé du dimanche soir avec des classiques tels que Blade Runner ou Les Tontons Flingueurs, des références cultes du cinéma français comme 8 Femmes ou Les Visiteurs, et quelques blockbusters hollywoodiens à l’image de The Revenant ou La Forme de l’Eau. De quoi satisfaire tous les amateurs du 7ème art et des couch potatoes. // Going to the movies certainly is the best way to enjoy a movie: panoramic screen, top-notch sound system, delicious buttered popcorn… Alright. But if there’s something we all miss while seating on those red velvet chairs, it is definitely the comfort of our couch. And that is exactly what Ikea is currently bringing to Max Linder from April 21st till April 29th. Away with traditional seats! Those who secured a movie ticket will enjoy the coziness of mini-lounges and sofas for 2 to 8 people. Even the choice of movies shown is reminiscent of TV parties with classics such as Blade Runner or Les Tontons Flingueurs, cult French movies 8 Femmes and Les Visiteurs and even an entire night dedicated to superheroes. A delight for any 7th art lover or couch potato!

 

 

© Emma Burlet

Quand elle ne parcourt pas les rues du monde pour I Heart, Emma Burlet multiplie les projets. Tout juste rentrée de Barcelone pour notre dernier numéro, elle présentera du 20 au 22 avril l’exposition « Périmées » aux Fusains, dans l’ancien studio montmartrois de Joan Miró. En articulant ses trois séries « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », elle explore le film photographique et sa péremption, son instabilité et son caractère éphémère. C’est à travers ses silhouettes fantomatiques, qui semblent échapper à l’objectif, et ses altérations chromatiques, que se révèle toute la technique de l’artiste dont le travail envoûte et surprend. Et si vous souhaitez accrocher chez vous l’un de ses clichés empreints d’onirisme, ceux-ci seront disponibles à l’achat. // When she’s not traveling around the world with us, Emma Burlet is far from idle. After shooting our latest issue‘s fashion editorial, the photographer will showcase her exhibition « Périmées » at the Fusains from April 20th till 22nd. Centered around her three series « Phoenix », « Spondias Dulcis » et « Screenshot Safari », she explores the photographic film and its expiry, its instability and his fleeting aspect. It is through her ghostly figures escaping her lens, her chromatic alterations and her overexposed pictures that all her technique unravels. And if you’re as enchanted as us by her work, it will be on sale during the exhibition!

« Périmées », du 20 au 22 avril aux Fusains, 18 rue Tourlaque, Paris 18e

 

 

À l’occasion du numéro I Heart Barcelone, nous avons pu tester la petite sœur de notre compagnie nationale : Joon. Proposant des prestations dignes de son aînée sans avoir à vider son compte bancaire, Joon est avant tout une marque tournée vers les exigences des millennials, âgés de 18 à 35 ans : wi-fi inclu à bord, service d’entertainment disponible sur smartphone via l’aplication YouJoon, lunettes de réalité virtuelle proposées à bord des vols intercontinentaux, et une sélection de boissons et de collations qui donnent pâle figure aux habituels jus de tomate et sachets de crackers. La carte propose en effet quelques mets inédits à l’image du jus de baobab, de tapas à partager ou des smoothies 100% naturels. Côté équipage, finis les traditionnels uniformes de la profession, place aux baskets blanches et tenues bleues électriques. Et une fois sortis de l’avion, l’expérience Joon se prolonge grâce à des partenariats avec le BHV/Marais, Airbnb, Waynabox et TravelCar. Pour vous faire votre propre idée, participez à notre jeu concours et tentez de remporter un aller retour pour deux à Barcelone ! // When traveling to Barcelona for our latest issue, we had the pleasant surprise of trying out Air France‘s new sister company Joon. Having the same standards as her elder at a lower cost, Joon is first and foremost a brand focused on millennials and their needs: free wi-fi included onboard, entertainment system available on smartphone through an app, virtual reality glasses on intercontinental flights and a selection of drinks and snacks that change from the usual peanuts and tomato juice. On your way to Barcelona, why not try out the sharing plate of tapas or the baobab juice? This will to turn towards modernity even shows on the cabin crew, who traded the traditional uniform for white sneakers. Once out of the plane, your Joon experience isn’t over yet thanks to partnerships with BHV/Marais, Airbnb, Waynabox and Travelcar that will show you around the city of your choosing! And if you want to try it out yourself, why not enter our contest for a chance to win a return trip to Barcelona for two!

 

 

L’Exception, c’est ce fameux select store parisien qui vous a réconcilié avec le quartier des Halles. Il y a deux ans, l’e-shop consacré à la création française quittait le strictement numérique pour investir la canopée et proposer une sélection pointue de designers de mode. Pour son anniversaire, la boutique invite neuf créateurs de l’hexagone au sein de son pop-up store exclusif : parmi eux on retrouve le côté rétro de Jour/Né, les pièces lyriques de Proêmes de Paris, la touche sportswear d’Andrea Crews ou encore le néo-arty de Victoria/Tomas. Autre événement de cette année bien chargée pour l’enseigne, la création d’un prix éponyme aux BORN Awards récompensant les créations made in France. Son gagnant sera visible non seulement lors de la Milan Design Week du 17 au 22 avril prochain mais aussi dans la boutique, parmi d’autres designers triés sur le volet. // Two years ago, the online select store L’Exception, specialized in French creation expanded and opened its first flagship in the Halles neighborhood in Paris. For its two-year anniversary, the website is seeing it in big as 2018 is filled with novelties. From April 4th till April 30th, nine designers such as Jour/Né, Proêmes de Paris, Andrea Crews and Victoria/Tomas will be featured in the pop-up store. L’Exception is also launching its own prize during the BORN Awards, offering the winner a chance to be displayed during Milan Design Week from April 17th till April 22nd in the flagship amongst other designers selected by L’Exception.  

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