Wataru Tominaga

Règle de mode universelle : les rayures verticales agrandissent la silhouette, tandis que les rayures horizontales l’élargissent. Mais selon toute vraisemblance, Wataru Tominaga s’en fiche. Repéré pour sa collection de fin d’études aux allures folles et bariolées dans le numéro I HEART Londres, le jeune créateur de mode japonais, diplômé de Central Saint Martins, vient de voir son travail récompensé ce week end au Festival International de Mode et de Photo de Hyères. Gagnant du Grand Prix Mode Première Vision, Wataru a reçu une bourse de 15000 euros pour développer sa fabuleuse maitrise de l’oversize multicolore. Celui qui a appris la technique à Tokyo et travaillé les motifs à Helsinki a su surprendre le jury présidé par Julien Dossena en superposant couleurs et matières, quitte à dépasser les bords. « Les corps ne me suffisent pas à dire ce que je veux. Je continuerai à faire des collections mais je compte aussi m’essayer à d’autres formes d’art » nous annonçait cet hiver le designer au style proche de la pratique picturale du all-over. S’il semble vouloir s’aventurer sur d’autres terrains de jeu, il peut déjà se féliciter d’avoir remporté ce week end son sport de prédilection. // Last week end, Wataru Tominaga, a menswear designer we had met for our I HEART London issue, has won the Premiere Vision Grand Prize at the Hyeres International Festival of Fashion and Photography. This former student of Central Saint Martins impressed judges with his oversized and colorful silhouettes, designed with a pictural approach. Let’s hope that his prize, valued at 15000 euros will allow him to make his fashion dream come true!

 

 

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CONCOURS : Lors du numéro I HEART Londres, nous avions rencontré le jeune Mura Masa, producteur prodige et multi-instrumentiste. Il sera le 15 Avril à Paris pour un concert au Café de la Danse. Pour remporter des places envoyez nous un mail mentionnant votre nom et prénom à l’adresse suivante: concours@iheart-magazine.com. Premiers arrivés, premiers servis!

À seulement 19 ans, Mura Masa est le producteur le plus attendu au tournant de la scène londonienne. Ce n’est pas derrière les platines des grands clubs qu’Alex Crossan a pris goût à la production, mais dans sa chambre de Guernesey, dans les îles anglo-normandes. Avec les groupes du coin, il apprend la guitare, le piano, la batterie et l’écriture, avant de se mettre à produire dès l’âge de 15 ans et de poster en ligne ses prods et remix.  Son sens de la club music et sa sensibilité hip hop lui attirent rapidement les faveurs des plus grands représentants du genre : Hudson Mohawke, James Blake ou Cashmere Cat. Le jeune faon, un tantinet fanfaron continue d’arroser Soundcloud, notamment avec une mixtape intitulée « I Made This in Two Hours » (« J’ai fait ça en deux heures »), avant de sortir son premier EP officiel Someday Somewhere sur son propre label, courant 2015. À nouveau, le savant dosage électronique/organique des sept tracks fait mouche. Et, signe du succès, Mura Masa cesse d’offrir ses titres en téléchargement gratuit. Depuis, la fanbase du jeune rouquin continue de s’élargir. Il totalise plus de 40 millions d’écoutes en ligne, joue à guichet fermé à domicile et dans les festivals les plus prescripteurs à travers le monde. Le teenager en a encore sous la pédale : il vient de dropper un (potentiel) hit avec la vocaliste en vue Shura, « Love for That », qui augure le meilleur pour son premier album, prévu pour 2016. EK

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©Anna Fouqueré

Pour la sortie de son numéro #23, I HEART a posé ses valises chargées de cadeaux à la Brasserie Barbès pour un apéro de noël avant l’heure. Perchés au deuxième étage dans le dancing du restaurant, nous avons trinqué à notre tout nouveau tout beau numéro I HEART Londres. Et pour ne pas faire les choses à moitié, la team I HEART s’est fait passer pour Santa Claus en organisant une distribution générale de surprises offertes par nos chers partenaires Topshop, Urbanears, Beggars, Falke, Craie, Etnia Barcelona, Dr. Martens, Gone with the weed et le musée de la Chasse et de la Nature. Retrouvez quelques snapshots de la soirée, signés Anna Fouqueré, ci-dessous, et toutes les photos sur l’album Facebook.

Beyond Clueless : Art mineur ?

By Elsa on 04/29/15 | London |

 

 

Allez voir un documentaire en salles? As if! Si seule une bluette mettant en scène un Hemsworth, ou un Ryan, peut vous faire dégainer la carte illimitée, Beyond Clueless sera l’exception qui confirme la règle. Et c’est bien de règles dont il est question, qu’elles soient menstruelles ou sociales. Au travers d’extraits d’environ 200 teen movies, le Britannique Charlie Lyne décortique ce genre cinématographique parfois considéré comme mineur. Narré par Fairuza Balk, la vilaine sorcière de Dangereuse Alliance (The Craft), et mis en musique par le groupe Summer Camp, le docu, aux allures de clip MTV, n’apprendra rien aux ados attardés, mais permettra de revoir Britney, Jake, Neve ou Reese, période Roaccutane. So fetch! / If you’re only interested in cheesy movies with baby faces named Hemsworth or Ryan, Beyond Clueless documentary will be the exception that proves the rule! Narrated by Fairuza Balk, the evil witch from The Craft, Charlie Lyne’s filmic essay knits together extracts from over 200 teen movies to bring you the best of the acne time.
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©Simona Mizzoni

Alors que Marcel Duchamp et ses ready made triomphent actuellement au Centre Pompidou, le mouvement dada fait également son retour en musique. Née d’une collaboration entre les groupes Savages et Bo Ningen, le projet Words To The Blind nous fait (re)découvrir le concept de « poésie simultanée » né au Cabaret Voltaire en 1916.

Un seul morceau, chanté en anglais, français et japonais, et s’étalant sur quelques 38 minutes de batailles vocales et sonores. Voilà comment Savages et Bo Ningen ont décidé d’entremêler leurs talents dans un mariage aussi déroutant qu’expérimental. L’idée germe il y a deux ans, quand Johnny Hostile, co-créateur du label Pop Noire qui produit Savages, décide d’unir les deux quatuors britanniques et nippons en les faisant jouer simultanément, dans une même salle.

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