Le MIDI festival, dont nous vous parlions dans notre numéro sur la French Riviera, traverse une période de turbulences. Et pour que cette dixième édition ne soit pas la dernière, l’équipe du MIDI organise un appel au don sur le site de crowdfunding ULULE. En contribuant à la survie du festival, des cadeaux sont a gagner, du tote bag sessùn à l’affiche collector, en passant par une après-midi privée le samedi 26 juillet avec concert de Ménage à trois… toutes les raisons sont bonnes pour aider le MIDI festival à avoir lieu ! D’ailleurs les places sont limitées, alors pour réserver les vôtres c’est ici, et si vous souhaitez plus d’information c’est par .

Lors de notre visite sur la French Riviera en 2011, nous avions eu l’occasion de rencontrer Frédéric Landini, fondateur et programmateur du MIDI festival, on vous rafraîchit la mémoire…

Comment a commencé le Midi Festival ?

Je souhaitais faire quelque chose pour mon coin. Quand j’étais adolescent, j’y ai vu des concerts incroyables que je n’oublie pas : Echo and the Bunnymen, Siouxsie and the Banshees, Joe Jackson, Bob Marley, etc. L’idée du début était de faire une compilation avec des groupes de Toulon qui me passionnaient, et puis finalement l’idée du festival s’est imposée, monter un label me paraissait une étape plus lointaine… Midi s’est créé autour de valeurs d’amitiés, d’échanges avec l’étranger et en réaction aux propositions musicales qui nous entouraient en ce mois d’août 2005.

Pourquoi les groupes tournent-ils si peu dans la région ?

Il y a sûrement beaucoup de raisons valables, mais la principale est qu’il n’y a pas d’enthousiasme autour de ces groupes de la part des programmateurs et c’est sûrement pour ça que nous existons aujourd’hui. The XX, Animal collective, Ariel Pink, Wu Lyf, comme beaucoup d’autres, n’auraient peut-être jamais joué sur la French Riviera.

Pourquoi mettre l’accent sur la région avec le nom du festival ?

Du point de vue de l’étranger, l’appellation French Riviera situe tout de suite géographiquement le lieu de l’événement, ainsi que son climat. C’est aussi une signature. Un jour, nous aurons peut-être de la même manière Midi festival California (un rêve !). Il existe un Midi festival à Pékin, mais qui n’a rien à voir avec nous.

Qu’est-ce qui est le plus difficile et le plus gratifiant dans l’organisation du festival ?

De toute évidence, la programmation est la principale cause de réussite ou d’échec d’un événement, donc la pression est grande. Si ça ne marche pas, c’est sans aucun doute la faute du programmateur, il n’y a pas à chercher bien loin. Cette année, pour être un peu moins seuls, nous avons travaillé avec deux coprogrammateurs (Antoine Voisin Massé et l’Amateur, reconnu en sa qualité de DJ).

Comment te sens-tu le lendemain d’une édition du Midi ?

À la fin de la première édition, en 2005, j’ai tout de suite eu envie de faire de la musique. J’étais tellement à fond, mais depuis quelques années, je compte les sous avec ma collaboratrice Béatrice Miniconi (administration et production) ! En général, je me projette immédiatement dans la prochaine édition.

Quels sont tes projets pour l’avenir du Midi ?

Une salle de concerts, une radio, un label, et même si ça ne se fait plus vraiment, un magasin de disques. Ça fait beaucoup, mais j’aime les projets.

©Cesar Sebastien

 


  • Out Now

  • Ad

  • Newsletter

  • Twitter

  • Facebook

  • Ad