Les toits de Paris, nouveau terrain de chasse des explorateurs urbains. Pour le nouveau volet de sa campagne « It’s wild out there », la griffe française Aigle se hisse sur les cimes de la capitale, embarquant avec elle un couple d’aventuriers au coucher du soleil. Jumelles au poignet, ces citadins d’un nouveau genre observent Paris (et ses majestueux pigeons) d’un oeil aiguisé. Un goût de l’altitude qui donne bien envie d’explorer les cimes des villes, comme celles de Hong Kong, où l’équipe à I HEART a posé ses valises ces dernières semaines. Là-bas, les coupes épurées chères à la marque française sont un must pour affronter la jungle urbaine. Mais dans le camaïeu unique de gris de Paris, l’allure chasse, pêche et évasion du maitre caoutchoutier fait pousser des ailes.

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Voici la plus douce des invasions, celle que n’importe quel film de guerre ou de science fiction ne vous offrira jamais. Pour sa nouvelle série, le photographe français Charles Petillon s’est attelé au gonflage de centaines de ballons immaculés pour envahir le vide. Et quoi de mieux que des paysages désertés pour nous faire ressentir cette pesante légèreté? L’intrusion de ces faux nuages agglomérés est à découvrir à la Maison de la photographie de Lille jusqu’au 22 mars. /// For his new project, french photographer Charles Petillon pumped up hundreds of white balloons to invade the space. Those false massed clouds are presented until march 22th at Maison de la photographie de Lille.

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Après s’être associée à la marque parisienne Damir Doma ou au couturier allemand Bernard Willhelm, l’enseigne d’optique berlinoise Mykita a vu double pour annoncer sa nouvelle collaboration. Maison Margiela devient ainsi, pour la deuxième année consécutive, la moitié d’un duo à la vision nette et éclairée. Unis par leurs talents fondamentalement épurés, ils reconduisent la ligne ESSENTIAL, une série de lunettes de vue dont la simplicité se contemple à l’oeil nu. Avec la fonctionnalité comme principe esthétique premier, la fine monture révèle un regard sobrement cerclé d’acier. Une collab’ qui mérite un 10 sur 10, de chaque coté. /// For the second time around, Mykita and Margiela teamed up to create a new line of optical glasses : the ESSENTIAL line. With a basic and pure design, this collection teaches us yet another lesson of perfect simplicity.

 

 

©Julia Peirone

Cela ressemble à une calculette du siècle dernier, mais ses gros boutons et son écran LCD grisâtre induisent en erreur. Laissez de coté divisions à trois chiffres et racines carrées pour mieux admirer le « pocket operator », mini synthétiseur à l’esthétique volontairement inachevée. Fruit de la collaboration entre deux marques suédoises, Teenage Engineering (connue pour ses boites à rythme portables) et Cheap Monday, l’engin est aussi portable qu’abordable, tout comme les jeans de la succursale d’H&M au logo tête de mort. Vendus sans boitier, mais accompagnés d’un étui, de pins et d’autres objets dérivés, les « pockets opérators » ont bénéficié d’un engouement dont même les membres du groupe Dolores Haze, effigies totalement envoutées de la compagne, ont du mal à cacher. Après une rupture de stock déclarée au bout de 10 minutes le mois dernier chez Colette, les instruments tant désirés seront de nouveau en vente à partir de début février sur les sites de Cheap Monday et Teenage Engineering, ainsi que dans une sélection de points de vente dédiés.///Teenage Engineering and Cheap Monday have launched the pocket operators: a new line of micro synthesizers with components and circuit board left visible. Fitting in your pocket, these very affordable musical instruments can be found on both swedish brands’ websites from early February.

It Follows – Unsafe sex

By elsa on 02/03/15 | Paris |

 

 

Dans la lignée de Wes Craven ou Gregg Araki, le réalisateur David Robert Mitchell a fait de son cinéma un terrain d’investigation des tréfonds de l’adolescence. Après avoir initié une bande de jeunes de la banlieue de Detroit à la vie d’adulte, (The Myth of American Sleepover, long métrage sous-titré « La légende des soirées pyjama »), ce passionné de l’âge ingrat revient avec It Follows, une production d’épouvante aux antipodes des blockbusters du genre où les appréhensions adolescentes se muent en monstres. Rythme lent, économie d’effets, l’histoire de cette jeune fille pourchassée par un ennemi invisible, suite à sa première expérience sexuelle, parvient à susciter l’angoisse sans abuser d’artifices, exorcisant l’un des cauchemars d’enfance du réalisateur. Étrange thriller paranoïaque mystifiant le rapport de causes à effets, It Follows a littéralement happé la critique lors de ses projections en festivals et s’annonce déjà comme l’un des grands frissons indé de l’année. Sortie le 4 février. Par Camille Gayral


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